18 décembre 2009

Conseil Municipal : manque de rigueur pour la gestion des deniers publics

Vous trouverez ci-joint  mon intervention au conseil de ce soir : restrictions budgétaires dues à l'Etat ; service public de plus en plus privatisé ; investissements hasardeux.

C'est peut-être cela sur lequel il faut insister : alors que la situation financière de la ville, des autres collectivités, des entreprises, des ménages, est difficile, de grands travaux et de grands projets sont lancés sans attendre la conclusion des études. C'est le cas pour la voirie alors qu'un plan de déplacement urbain est en cours de réflexion ; c'est le cas pour le Palais des Sports du Prado, alors que des études avaient été programmées pour éclairer le débat sur l'opportunité et le contour du projet. Nous avions d'ailleurs, l'an dernier, voté les crédits nécessaires à ces études, convaincus que le débat devait avoir lieu. Mais nous considérons que c'est manquer de rigueur et de méthode que d'inscrire, alors que ces études ne sont pas amorcées, plus de 20 millions d'euros et d'approuve un programme de travaux et de lancer un concours sur un tel projet.

Nous avons donc voté contre cette programmation anticipée et refusé de participer au vote sur la délibération de lancement de programme.

 

15 décembre 2009

Besoins sociaux

Le Centre Communal d'Action Sociale de la Ville de Bourges présentait la première étape d'une analyse des besoins sociaux des Berruyers. S'il ne fallait retenir qu'une chose de cette présentation, ce serait le contraste extrêmes entre les quartiers, avec un revenu médian autour de 500 euros pour le quartier des Pressavois ...

L'analyse du logement, de la population et de ses ressources confirme aussi clairement le déficit de logement qui a marqué ces dernières années et rejeté loin de la ville une part de la population, en particulier les jeunes ménages : la politique de destruction massive de HLM, la frilosité des opérations d'amélioration de l'habitat, la passivité pour reconquérir les firches urbaines, la lenteur à modifier le plan locl d'urbanisme, tout a concouru à aggraver cette tendance.

Enfin, je retiens les différences marquées de revenus entre les catégories d'âge : comme partout en France, les jeunes sont pauvres mais cette pauvreté reste marquante jusqu'à 40 ans et plus. Ce sont les plus de 50 ans, et les retraités, qui ont les revenus médians les plus hauts.

Et puis, mais ce n'est pas une suprise pour moi, il y a le net vieillissement de la population. Il serait temps que ce soit vraiment pris en compte à Bourges, dans la forme de l'habitat, dans les offres de transports, dans la répartition et les formes de commerce, dans les services et loisirs, dans les priorités de formation, ...

14 décembre 2009

Bourges PLus et la taxe d'enlèvement des ordures ménagères

Je n'avais guère eu le temps de préparer la réunion du Conseil Communautaire de ce soir. Suffisamment toutefois pour me souvenir que le budget présenté en orientations budgétaires le mois dernier, et qui n'a pas évolué depuis, prévoyait une hausse de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères par rapport à l'équilibre initialement prévu lors de ce transfert à l'agglo : d'un équilibre avec un taux de 8,7 % on passe, dès 2010 à un taux qui sera "entre 9 et 9,5 %". A. Tanton a prétendu le contraire, les chiffres sont là, les occasions seront multiples pour y revenir.

C'est un simple constat. Le jeu de vases communiquants opéré par la ville de Bourges en 2009 en réduisant la taxe des ordures ménagères et en augmentant à due concurrence les taxes d'habitation et foncière est aujourd'hui rompu : la fiscalité gloable a augmenté sur l'ensemble Bourges et Bourges Plus.

 

10 décembre 2009

Quelques réflexions sur environnement et travail

Quelques idées échangées lors de notre soirée-débat mardi sur les effets des accords environnementaux sur le monde du travail.

Et d'abord ce constat qu'il faut absolument refuser : il pourrait être très tentant et il est incontestablement très possible que la lutte contre le réchauffement climatique se fasse sans rien changer au système économique et social en place et soit le prochain moteur de l'aggravation de la concentration financière et capitalistique, de l'augmentation des inégalités, de la marginalisation des régions et des territoires en difficulté, de l'exclusion accrue de salariés peu qualifiés et peu mobiles. Une réponse purement technologique aux défis climatiques et environnementaux irait vraisemblablement en ce sens, sans offrir pour autant de garanties à long terme pour la planète. Je visitais récemment les laboratoires de l'Institut Français du Pétrole : il est fascinant de voir comment une filière "mise en accusation" se rétablit pour inventer ... les solutions ? le travail ? ... le profit  ! de demain.

Malgré les promesses de nouveaux emplois dans les filières concernées, il n'est pas sûr que cela suffise à sauver les emplois en Europe et dans le Cher. Pour une raison simple : dans le même temps, tout est fait pour retirer l'emploi là où il existe encore. La filière bois pourrait créer des emplois autour de l'utilisation de la biomasse forestière ? Oui, mais on sait qu'au mieux, ils compenseront les pertes d'emploi attendues dans une filière qui mécanise de plus en plus l'exploitation forestière. Le bâtiment pourrait repartir ? Oui mais on s'acharne aujourd'hui à supprimer la main d'oeuvre des chantiers, sur des métiers pénibles certes mais qui font encore vivre des centaines de milliers de familles. L'économie solidaire, qui a permis l'insertion par l'activité économique de personnes en grandes difficultés, s'est développée sur des niches "écologiques" qui pourraient s'étendre et recréer du travail manuel ? Oui mais quand ces niches deviennent des marchés, elles sont récupérées par des grands groupes qui les mécanisent (filière du recyclage hier, de l'agriculture biologique demain, ...)

Il faut donc, dans le même temps que des règles internationales sont négociées pour le climat, négocier aussi des règles internationales pour le travail. Car sinon, le coût du travail en Europe restera encore longtemps le prétexte à poursuivre dans la voie de l'industrialisation de tous les process et de la délocalisation des process non mécanisables. Le coût carbone (et financier) du transport ne semble pas assez dissuasif pour empêcher cela.

Si l'on veut changer plus profondément le système qui a produit la crise économique comme la crise énergétique et environnementale, il faut aussi agir simultanément sur les modes de production, les modes de consommation (partage des produits et des usages), avec pour conséquences de modifications des formes et de la localisation du travail. Il faut pouvoir s'appuyer sur de petites et moyennes entreprises en réseau, coopérant entre elles, développer la coopération, revoir aussi les modes de formation et d'apprentissage. Réparer un appareil électroménager ou resemeller une paire de chaussures, c'est faire travailler des artisans localement plutôt qu'un grand groupe en Chine. Et d'une certaine façon, rénover et isoler des bâtiments plutôt que de les détruire pour reconstruire du bâtiment monté, demain, en usine peut procéder de la même perspective. Ce ne sont pas les mêmes qui bénéficient, selon le cas, de la valeur ajoutée produite.

Alors, transition ou rupture ? le système peut s'adapter à la transition. Sera-t-il bousculé par la rupture ? A quel prix pour les plus fragiles ?

Pour le Cher, quelques créneaux d'excellence ou à soutenir : la filière maîtrise des risques, avec des applications industrielles à développer ; la valorisation de notre espace agricole et rural pour notre indépendance énergétique et alimentaire, dans sa diversité ; peut-être une filière de rénovation du bâtiment.

02 décembre 2009

Copenhague : débat le 8 décembre à Bourges

Je reviens sur cette conférence-débat que nous organisons avec Jean-Pierre Saulnier à l'IUT le 8 décembre prochain.

Les engagements environnementaux de la France ou de l'Europe, sur le climat, la protection de l'eau et des ressources, la biodiversité ont pour objectif de réduire notre impact sur la planète. Ils pourraient (devraient) avoir pour conséquence de modifier les volumes, la localisation et les conditions de la production de biens agroalimentaires, industriels ou intellectuels. Et en conséquence, de transformer les métiers d'un très grand nombre de salariés.

Dans quelles sens iront ces transformations ? Va-t-on toujours plus vers des métiers qualifiés ou peut-on retrouver des opportunités d'un travail manuel revalorisé (agriculture biologique, gestion écologique des espaces naturels, recyclage/réparation, ...) ? Comment se situe le bassin d'emploi de Bourges par rapport aux opportunités de développement de nouveaux métiers (filière bois, maîtrise des risques indsutriels et environnementaux, bâtiment à haute performance énergétique, ...) ? et par rapport aux risques de délocalisation (volaille industrielle, industries à fort risque de pollutions, ...) ? Peut-on compter sur la relocalisation d'activités pour réduire les coûts de transports ?

Et comment anticiper pour éviter la déqualification des salariés face à de nouveaux métiers ? est-ce qu'on en parle dans l'entreprise ? dans le monde syndical ? comment ?

C'est autour de ces questions que nous échangerons le 8 décembre prochain à partir de 19 h 15 dans l'amphi de l'IUT de bourges. Ce débat est ouvert à tous.

 

23 novembre 2009

TGV

Je n'ai pas pu me rendre à la réunion organisée vendredi dernier à Clermont-Ferrand pour le projet TGV Grand Centre. Le Berry Républicain titre "sans l'Europe, comment financer le projet" ?

Bonne question. Sans l'Europe, le projet a peu de chances d'aboutir. Mais on peut aussi faire bouger l'Europe.

 

22 novembre 2009

Conseil Municipal et étalement urbain

Nous avons eu, une fois encore, un débat pour savoir si la ville de Bourges continuait à se construire en "mangeant" des terres agricoles ou non. La droite locale nie. Sauf que le Conseil se terminait par une série de garanties d'emprunt pour des constructions de logements sociaux. Je vous en donne un extrait :

- lotissement des Pijolins (sur terre agricole) ;

- rue des Bigarelles

- rue de Lazenay, hameau du Lac

- jardins du Val d'Auron (après la gendarmerie, route de St Amand)

autant de parcelles qui représentent bien une extension urbaine de Bourges sur des terres agricoles.

 

 

Conseil Municipal : Avaricum et taxe de séjour

Il y avait à mon sens deux dossiers imporatns au Conseil Municipal de Bourges, vendredi soir : un report de la date limite de signature de la vente du terrain pour Avaricum et la mise en place de la taxe de séjour à Bourges.

Pour Avaricum, la délibération proposée donnait deux informations, l'une désormais connue - les découvertes archéologiques -, l'autre jusqu'ici gardée discrète - l'absence de réponse de la Préfecture au titre de la loi sur l'eau-. Ces deux aléas devant être levés avant la vente, et n'étant pas levés, la vente doit donc être repoussée.

Notre opposition au projet avait pour point de départ la suppression du logement social en coeur de ville. Mais les HLM détruits, j'avais, pendant la campagne électorale, indiqué que nous poursuivrions le projet -sous réserve des autorisations - avec plusieurs points à corriger : réintroduire une part de logement social parmi les logements qui seront proposés ; rendre public l'espace extérieur au centre du projet ; prolonger le projet par la piétonisation de la place Cujas, pour en faire un véritable lieu d'attraction au coeur du réseau commerçant actuel et "tirer" vers la vieille ville commerçante les visiteurs d'Avaricum. Cela devait aussi entrer en cohérence avec des projets de transports publics plus ambitieux.  

Je trouve hasardeux d'avoir engagé les travaux sans avoir eu l'autorisation au titre de la loi sur l'eau. Je reconnais que ce point, bien gardé secret, m'avait échappé. Comme si une course de lenteur était engagée entre les services pour savoir qui dirait non. Hasardeux parce que des sommes tout de même très élevées ont déjà été engagées pour le dévoiement de l'Yèvrette et pourraient se retrouver totalement à la charge des Berruyers.

Vendredi, nous avons interrogé sur la capacité à réaliser le projet, dans son économie actuelle, qui repose sur un immense parking. Or s'il faut creuser moins (loi sur l'eau) et moins large (pour protéger des restes gallo-romains), une adaptation du projet est probablement nécessaire. Est-ce que cela sera acceptable pour l'investisseur ? A quel prix ? Il me paraît normal de poser la question. Et même d'envisager qu'il ne se fasse pas. J'ai eu le droit à une réponse d'un volontarisme affirmé qui cachait mal une réelle interrogation.

L'autre dossier intéressant du Conseil était la mise en place de la taxe de séjour. Certes, la droite la met en place pour boucler un budget très contraint. Mais il est aussi intéressant de noter que cette décision acte le fait que le tourisme à Boruges est une activité économique qui peut être créatrice -et pourvoyeuse - de richesse.

A Bourges, ville qui se pense premièrement industrielle, c'est presque une petite révolution !

 

06 novembre 2009

Agglo : la taxe des ordures ménagères remonte

Débat d'orientation budgétaire ce soir à Bourges Plus. Nous échangeons à nouveau sur le projet de suppressiond e la taxe professionnelle, le désengagement de l'Etat, la pression fiscale qui va peser sur les ménages, le risque d'asphyxie de toutes les collectivités qui ne pourront plus venir en soutien les unes des autres.

Je relève quand même la hausse prévue de la taxe des ordures ménagères pour 2010. On nous avait annoncé la moyenne des taux pour l'agglo à 8,18 % lors de la présentation du transfert de compétences l'an dernier, ajusté dans les semaines qui ont suivi à 8,70 %. On remonterait entre 9 et 9,5 %.

Autrement dit, la baisse dont ont bénéficié les Berruyers en 2009 qui justifiait la hausse concommittente de la taxe d'habitation et de la taxe foncière aura été de bien courte durée. Cela se fait au nom d'investissements indispensables (mise en sécurité des déchetteries, rénovation du process de traitement des ordures ménagères pour sortir un compost aux normes) et d'autres (enfouissement des colonnes d'apport volontaire) qu'il me semblerait urgent de différer pour ne pas peser excessivement sur le porte-monnaie des habitants de l'agglo.

23 octobre 2009

Conseil Muncipal de Bourges

Ce soir, le débat portait sur les orientations budgétaires pour la ville : c'était un lourd constat du désengagement de l'Etat et des conséquences budgétaires pour la ville. J'avais choisi de mettre l'accent sur el rapprot, désormais obligatoire, sur els inégalités teritoriales qui accompagne le débat, pour interroger le Maire sur la poursuite de nombreuses actions financées par l'Etat qui s'en désengage massivement. J'ai réussi à lui faire admettre, selon ses propres termes, que l'Etat était défaillant. En cette période de crise, il est paradoxal que tout soit fait, en étranglant les finances locales, pour défaire ses systèmes de solidarité qui ont pourtant permis à notre pays de ne pas s'écrouler complètement dans la tourmente mondiale.

J'ai aussi voulu, en conclusion, revenir sur la liberté d'expression qu'il nous avait interdite la dernière fois. Je pense que c'était important.

Vous trouverez ci-dessous mon intervention.

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