08 février 2010

Licenciements

A la demande du comité d'entreprise, je suis passée voir les salariés de Fermoba cet après-midi, à Saint-Doulchard. La reprise de l'entreprise dans le Cher et de 120 salariés est assurée par de nouveaux actionnaires autour de cadres de l'entreprise. Mais près de 90 salariés vont subir un licenciement. Aujourd'hui, l'attente était pénible pour celles et ceux qui redoutent -ou qui savent déjà - qu'ils vont être licenciés.

J'étais déjà intervenue pour que l'Agence de Développement du Cher, au nom du Conseil Général, assure le tour de table des collectivités pour faciliter la reprise. C'est fait. Je suis sollicitée aujourd'hui pour obtenir une médiation au profit des salariés licenciés, dans le but d'obtenir, pour eux, un peu plus que les primes de licenciements conventionnelles : quelque chose qui ne remplace évidemment pas un emploi. Mais qui permet de durer un peu. Dans la période, ça compte.

Bon courage à vous tous.

03 février 2010

Saint-Saturnin : club des aînés ruraux

Je me suis offert cet après-midi une belle ballade à travers le Cher pour visiter le club des aînés ruraux de Saint-Saturnin, dans le canton de Chateaumeillant. Le Conseil Général leur avait, en 2009, accordé une subvention pour investir dans un ordinateur et permettre à chacun de découvrir l'informatique et internet. Ils sont une bonne quinzaine, studieusement rassemblés autour d'une table pour s'initier à l'art et la manière d'échapper aux "intrus" sur le net.

La salle des fêtes est pleine de groupes autour du patchwork, de la peinture, des jeux de carte et de la confection de magnifiques paniers en bois pour la récolte des fruits. Je retrouve un retraité de l'agriculture que j'avais croisé dans ma première vie dans le Cher, quand je travaillais pour les coopératives de Culan et de Chateaumeillant, il y a 25 ans. J'aime ces retrouvailles, le plus souvent très chaleureuses. Le Maire me fait l'honneur d'être là : ce n'est pas si souvent que l'exécutif départemental se déplace à Saint-Saturnin. C'est un tort, ce village de la Marche, qui sent déjà les abords du Massif Central est charmant.

Je leur rappelle qu'ils sont tombés la bonne année : pour 2010, je n'aurai aucun budget pour ce type de "coup de pouce". Dommage ... et tant mieux pour les aînés de Saint-Saturnin !

02 février 2010

Session du Conseil Général

Hier, lors de la session du Conseil Général, les débats ont été vifs avec l'opposition. Une telle mauvaise foi, niant la responsabilité de la politique de la droite dans les difficultés financières auxquelles nous devons faire face est horripilante. Quelques chiffres simples : 5 millions d'euros de dépenses sociales en plus du seul fait de l'application de la loi ; 1,5 en complément du fait du vieillissement de la population du Cher ; et 3 en raison de l'amélioration de l'accueil en établissement des personnes âgées et handicapées.

En face, il faut faire des économies ; car les recettes, elles, restent au mieux stables. Mais ces économies doivent préserver le sens de notre action.

Je pense que l'on peut s'appuyer sur trois axes :

- soutien au pouvoir d'achat

- préservation de l'emploi

- faire le pari de l'épanouissement des hommes et des femmes du Cher, porteurs de l'avenir du département.

Je reviendrai sur ces trois axes en les illustrant.

 

31 janvier 2010

Indépendance de la justice

Je ne suis pas une passionnée des "affaires", loin de là. Mais je suis frappée des réactions des gens à "l'affaire Sarkozy-Villepin" : comme si vraiment, c'était trop gros, cet appel du parquet contre un jugement qui ne conviendrait pas au Prince. Le plus embêtant, à mon sens, c'est cette idée qui s'installe dans l'opinion que non, décidément, la justice n'est plus indépendante. Et qu'on peut donc la critiquer, la mettre en cause, la contester.

C'est cet enjeu là et celui-là seul qui devrait être considéré par la droite, et singulièrement Sarkozy, dans son action.

 

Conseil Municipal et démolition du dojo

La démolition partielle du dojo, détruit par un incendie il y a un peu plus d'un an était soumise au vote du Cosneil Municipal vendredi.

Bien sûr, il faut détruire, tout ou partie et redonner aux judokas, gymnastes et autres sportifs l'équipement dont ils ont besoin. Et comme les assurances doivent jouer, tout ne sera pas aux frais du contribuable berruyer. Tant mieux.

Mais une fois encore, on aimerait une réflexion un peu plus collective et transparente sur le sujet. Le site du dojo est stratégique, à l'entrée du Centre ville. Il peut servir - il sert déjà - de parking de périphérie pour des personnes qui prennent ensuite le bus (ou leurs deux jambes) pour aller travailler en ville. Cette fonction pourrait être renforcée en augmentant les possibilités de stationnement, par exemple avec un parking en silo, coiffé par le dojo. Cette option, mentionnée au Conseil par André Decourt, manifestement étudiée par les services de la ville a été rejetée en raison de son prix. Elle nécessiterait, bien sûr, de mettre en place le service de transports en commun ad hoc en complément.

Je ne suis pas, a priori, hostile à ce que les dépenses des collectivités, surtout en matière d'investissement, soient étudiées au plus juste. Et en tous cas arbitrées avec soin. Mais justement, est-ce que "l'opportunité" offerte par la destruction du dojo ne doit pas être saisie, quitte à modifier les priorités.

Il ne s'agirait pas alors de faire un équipement sportif plus coûteux. Mais de progresser dans le sens d'un plan de déplacement urbain plus cohérent et plus économe en carbone.

Cela aura été le grand enseignement de ce Conseil Muncipal : l'absence de plan d'ensemble pour les déplacements dans la ville et l'agglomération nuit à l'intelligence prospective des projets et des arbitrages à faire. Ce plan dont la réflexion est à peine lancée par l'agglomération fait défaut.