19 octobre 2009
Session du Conseil Général
Le Conseil Général se réunissait aujourd'hui en session plenière pour adopter, notamment deux rapports qui illustrent de façon forte l'implication de la majorité départementale pour l'égal accès de tous aux services.
D'abord la concrétisation du projet internet pour tous, confié à un délégataire. Il s'agit de proposer une couverture totale du territoire avec des débits d'au moins 2 Mbts symétriques (c'est à dire que ça va aussi vite pour charger que pour envoyer), soit par ADSL, soit par réseau radio. Cette proposition offrira une qualité bien meilleure que le satellite qui reste aléatoire et souvent limité dans les volumes échangés. L'investissement sera de 9,2 millions d'euros, pris en charge à hauteur de 70 % (6,45 millions d'euros) par l'argent public, à 38 % par le Conseil Général, 20 % par les communes et le solde par l'Etat, la Région et l'Europe. Ce projet est finalement le résultat d'un nouveau transfert de charge sur les collectivités locales : autrefois, le service public aurait équipé tout le territoire, les secteurs "rentables" permettant de financer les moins rentables. Aujourd'hui, on demande au public de payer pour que les privés fassent du profit. La convention de délégation de service public que nous avons conclue contient cependant une clause permettant au Conseil Général de retrouver une part de son investissement si l'opération permettait au délégataire de faire des bénéfices supérieurs à ceux prévus dans la convention.
Nous avons choisi de solliciter les communes pour participer au financement en leur apportant une offre qu'elles n'auraient en aucun cas pu négocier individuellement. La proposition que nous avons faite, - et j'étais intervenue en ce sens au bureau -, est de faire contribuer en fonction des ressources (populations, potentiel fiscal) et non en fonction des besoins (nombre de foyers à couvrir). C'est un exemple de solidarité territoriale.
Ce serait bien que toutes les communes jouent le jeu : moins de 20 communes sur les 290 que compte le Cher sont totalement couvertes. Et ce ne sont pas forcément les plus grosses : à Bourges, par exemple, 4421 lignes (sur 34 033) sont inéligibles aux 2 Mbts.
Concrètement, tous les habitants du Cher devraient avoir une offre disponible dans un délai de 16 mois, et certains d'entre eux d'ici 9 mois. Ce sera un véritable progès, pour les particuliers et pour les artisans, ainsi que pour certains services déconcentrés du Conseil Général.
Le deuxième rapport emblématique est le rapport d'activité de lignes 18.
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18 octobre 2009
Lieux d'accueil petite enfance
Je suis allée cette après-midi à l'assemblée générale de l'ARPPE, qui fédère les structures d'accueil de la petite enfance dans le Cher. 13 multi-accueil et halte-garderies itinérants sont ouverts dans le département fin 2008 pour 204 places (avec une nouvelle ouverture effective à Dun fin 2009), la plupart (170) en milieu rural. 1224 familles et 1629 enfants ont utilisé les différents services en 2008, dont 439 enfants en structures fixes, 566 en halte-garderies itinérantes et 332 dans les relais assistantes maternelles et ateliers parents-enfants. 206 communes du Cher (sur 290) bénéficient d'un service du réseau ... mais guère plus de 40 communes les financent ! Il y a pourtant, outre les enfants et leurs familles, 134 emplois créés sur ces services soit 70 ETP, dont les Maires ruraux seraient bien inspirés de se préoccuper.
Le Conseil Général finance, globalement, les structures à hauteur de 7 %. Ce n'est pas une de ses responsabilités, la petite enfance relevant plutôt de la CAF, très fidèle dans le Cher auprès du réseau parental ... et des communes, encore trop absentes (mais en progrès).
Il n'y avait que 120 places disponibles en 2004 ... et zéro en 1998. En 2006, nous avions fixé comme objectif pour Cher 2015 le doublement du nombre de places soit environ 280 places. On est sur la bonne voie. Les financements seront toutefois très difficiles à boucler dans les prochaines années : les engagements communaux seront indispensables. Cela fait partie de l'attractivité du territoire et du service aux parents.
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17 octobre 2009
Soirée des sportifs
Le Conseil Général met en valeur chaque année les sportifs du Cher lors d'une manifestation ma foi plutôt symptahique au Palais d'Auron. J'ai été particulièrement admirative de la prestation de trial d'un jeune homme charmant, en espérant qu'il ne s'esquinte pas trop les articulations à ce sport. La parité homme-femme était le thème du jour. Disons que, comme en politique, il y a encore quelques marges de progrès à faire ... Mais faut-il la souhaiter si parité rime avec démesure financière ?
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15 octobre 2009
Défendre le service public local, défendre les territoires
Le Parti Socialiste lance une campagne de communication pour mettre en valeur les services publics locaux et défendre les territoires. Vous pouvez visionner ci-joint une vidéo en deux parties : une qui dit ou plutôt montre "les territoires qu'on aime", solidaires, innovants, tournés vers l'avenir ; l'autre qui reprend les témoignages d'élu(e)s qui expliquent leur action et ses difficultés quand l'Etat se désengage.
Bonne projection.
http://www.parti-socialiste.fr/videos/video2.wmv
RSA
La mise en oeuvre du RSA occupe une grande part de mon énergie ... et de celle de beaucoup de cadres du Conseil Général, responsables associatifs, services de l'Etat, de la CAF ...
Sa mise en place trop rapide a constitué un véritable défi pour la CNAF, dont le système informatique n'a pas véritablement suivi. L'essentiel semble sauf : les allocataires sont payés. Mais aucun élément d'information fiable sur le nombre de personnes concernées n'a été disponible pendant plusieurs mois, ... et je ne suis pas convaincue de la fiabilité des rares données qui m'ont été récemment transmises. La situation est la même partout dans le pays, les acteurs locaux ne sont donc pas en cause. Mais comment piloter un dispositif à l'aveugle !!??
Sa mise en place en période de récession place Pôle Emploi devant une équation quasi impossible. Que le service public de l'emploi ou ce qu'il est devenu dans la fusion ANPE-ASSEDIC soit enfin re-mobilisé par l'Etat pour reprendre une place qu'il n'aurait à mon sens jamais dû perdre auprès de demandeurs d'emploi en grande difficulté est bien sûr une bonne chose. Mais les moyens suivront-ils ? Et à quel rythme se fera l'adaptation "culturelle" (c'est à dire institutionnelle) à des personnes qui n'ont pas travaillé depuis quelque temps ? Ce qu'on peut traduire en termes plus directe en : "comment Pôle Emploi va passer de la culture de la radiation à la première non-réponse à une convocation - parce qu'il n'y a plus d'essence dans la voiture, parce que à quoi bon ?, ... - à la culture de l'accompagnement ?" C'est une des évolutions à laquelle nous devons veiller, au risque sinon de conduire les demandeurs d'emploi dans une impasse. De toutes façons, pas le choix : nous avons terriblement besoin de Pôle Emploi.
Car cette évolution intervient alors que les finances départementales sont mises à l'épreuve. Prendre en charge plus d'allocataires (incluant, et c'est nouveau, les parents isolés ayant des enfants de moins de trois ans, jusque là réputés hors de toute démarche d'emploi) avec des moyens constants, cela impose de développer des partenariats et de faire confiance à la capacité d'évolution des partenaires. Surtout quand leur financement ne dépend pas des finances départementales...
Parce qu'il faut faire plus avec moins : le financement des actions d'insertion dans le Cher reposait sur un programme départemental d'insertion de 2,6 millions d'euros de conventions de partenariats avec les associations d'insertion + près de 800 000 euros de co-financements du Fonds Social Européen. Pour 2010, il n'y aura plus que 530 000 euros de FSE et le budget départemental, in-bouclable, impose des restrictions. La clarté des engagements de Pôle Emploi et l'arrivée effective d'enveloppes annoncées par l'Etat nous aiderait à faire des choix. On avance, heureusement, avec une commune volonté de trouver des solutions improbables, de gratter chaque ligne "oubliée" de l'Europe, d'espérer une moindre mobilisation des départements voisins pour "faire leurs poches" sur une dotation FSE non consommée - ce que nous faisons pour 2009 - de mobiliser les éventuels crédits d'Etat annoncés - mais non définis - en direction des jeunes, de procéder à des glissements plus ou moins orthodoxes entre fonctionnement et investissement, ... Dans le même temps, les associations s'inquiètent très légitimement pour leur avenir, renoncent avec lucidité à remplacer leur personnel, réalisent, elles aussi, des miracles au quotidien. Et continuent leur boulot auprès des personnes en difficulté dans un contexte de crise où, plus que jamais, la concurrence est rude pour le secteur dit de "l'insertion par l'activité économomique". Car la tolérance s'amenuise du côté des entreprises de droit commun qui ont elles aussi un besoin vital d'obtenir des marchés.
Quant aux équipes de terrain du Conseil Général, elles ont aussi leur part à jouer dans cette mutation, avec en particulier une place plus grande à donner aux usagers dans les actions à mettre en oeuvre et la façon de le faire. La loi le prévoit et, sur ce point, je pense que c'est une chose intéressante. Mais c'est aussi une évolution qui mobilise.
Gros dossier, gros enjeu. Avec, évidemment, des choix politiques lourds à la clé.
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