Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05 septembre 2009

Investissements

Je ne suis pas comptable ; mais depuis plusiuers années, j'ai le sentiment que le système de la comptabilité publique (et privée) avec sa distinction très étanche entre fonctionnement et investissement et la sur-valorisation quasi systématique de l'investissement dans les discours politiques, ne permet plus de faire les bons choix stratégiques pour le pays. J'avais parfois l'impression, disant cela, d'être une extra-terrestre ...

Aussi c'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai retrouvé la même idée dans un opuscule de la Fondation Jean Jaurès, signé par Dominique Méda, que j'ai trouvé à la Rochelle. Elle insiste en particulier sur l'importance de considérer comme dépense d'investissement d'une société tout ce qui concourt à l'éducation et à la formation. J'y ai appris que c'était une idée soutenue depuis quelques années (assez peu) par les socio-démocrates d'Europe du nord, pour soutenir le projet d'un Etat "prévoyant". Cela me conforte donc dans cette intuition.

Je pense en effet qu'une politique ne se juge pas au nombre de grands équipements construits mais à sa capacité à donner du sens à la vie collective, lutter contre les inégalités, former et éduquer. C'est sur ce terreau que se crée la richesse. C'est, alors que les ressources de la planète s'épuisent, d'une évidence particulièrement pressante.