13 septembre 2009
Europe : élection du Président de la commission
J'ai dîné vendredi soir aux côtés d'Henri Weber, notre député européen socialiste. Il était désabusé. le groupe des socialistes et démocrates du Parlement Européen part divisé pour l'élection du Président de la commission, en pratique pour ou contre la reconduction de Barroso. Les espagnols et portugais le soutiennent par "solidarité ibérique", dit Henri, avec quelques autres "socio-libéraux" qui le trouvent acceptables. Un tiers du groupe, autour du Président du groupe, Martin Schultz, cherchent un compromis par l'abstention ... qui revient, du fait du mode de scrutin, à permettre son élection. Et le reste, dont la totalité des députés socialistes français, voteront contre.
C'est dommage de ne toujours pas arriver à trouver des convergences avec nos camarades socio-démocrates européens. J'espère que la position contre les bonus, initiée par Martine Aubry, permettra d'afficher de plus réelles solidarités.
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Terres du Centre à Noirlac
Message personnel à tous mes collègues agronomes et pédologues : allez voir la création de Kôichi Kurita, intitulée "Terres du Centre", à l'abbaye de Noirlac (près de Saint-Amand Montrond, dans le Cher). C'est jusqu'à dimanche prochain.
Kôichi Kurita a collecté à travers la France et singulièrement en région Centre, des centaines d'échantillons de terre qu'il a tamisés puis présentés en damier sur toute la longueur de l'abbatiale de Noirlac. Oeuvre chromatique, avec ces terres aux coloris infiniment variés et nuancés ; oeuvre de rencontre entre la pierre blanche de l'abbaye et les tons chauds de la terre ; oeuvre de contraste entre la pierre et la terre meuble ; invitation au voyage à travers les sols foulés par l'artiste ; invitation à la méditation à travers la matière transformée en poussière.
C'est superbe, et on y retrouve (on y recherche) tous les sols que nous connaissons, ces terres que nous aimons travailler et explorer.
J'en suis sûre : vous aimerez.
22:14 Publié dans Mes actions au Conseil général du Cher | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Conseil National du PS
J'étais hier au Conseil National du PS à Paris, pour le lancement de la rénovation interne de notre parti. Interne, en fait, pas seulement puisqu'un des enjeux est de mobiliser les sympathisants, électeurs et "amis" de la gauche, lors des primaires bien sûr mais aussi pour l'élaboration de notre projet et dans nos campagnes futures, à commencer par celle des élections régionales.
La première des rénovations, et c'est tout de même une grande victoire de Martine Aubry et de chacun de nous sur nous-mêmes, c'est la quasi unanimité qui s'est faite jour pour adopter le questionnaire qui sera soumis aux militants.
5 thématiques : les primaires ; la réduction des cumuls ; la parité et la diversité ; la démocratie interne ; les règles éthiques. Précis sur les premiers sujets, le questionnaire sollicite le mandat des adhérents pour ouvrir les chantiers sur les questions de démocratie interne et d'éthique : c'est une convention nationale, en juin prochain, qui tranchera.
En réalité, le PS prend acte de la présidentionalisation extrême du régime actuel. Les primaires, devenues quasi incontournables, en sont la conséquence. Mais, de fait, elles accentuent encore la présidentialisation du PS que Jospin avait amorcé. Et, dans notre culture délibérative, c'est compliqué.
Le pas est franchi. Sur les questions de cumul, concommittants et dans le temps, c'est incontestablement une évolution progressive et encore maîtrisée, mais marquante : pas de présidence d'exécutif (Maire, Président d'agglo, de Conseil Général ou de Conseil Régional) pour un parlementaire et pas plus de trois mandants successifs pour un Président d'exécutif. Le cumul dans le temps pour un parlementaire a été jugé moins susceptible de créer des baronnies, ce que je crois exact : il n'est pas (encore ?) limité.
10:18 Publié dans Parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10 septembre 2009
PS
J'ai rencontré ce soir des militants du PS, à Saint-Florent, à l'occasion de la remise de médaille du Maire, Roger Jacquet. Ils confirment ce que j'ai déjà constaté : une envie de militer, de réfléchir et d'agir, de proposer de nouvelles pratiques militantes (ils ont opté pour faire tourner les conseillers de leur liste au Conseil Municipal pour "initier" le plus grand nombre aux affaires municipales et préparer la relève) ; et un très grand soulagement à voir que le PS repart sur de bons rails, après la rentrée réussie de la Rochelle.
Et franchement, ils se moquent de tous les livres et tracts en cours qui ne les détourneront pas de leur voie. A la prochaine réunion, ils ont prévu de parler taxe carbone et rénovation du parti.
09 septembre 2009
Réforme de l'organisation territoriale
Je résume :
- cette réforme est un hold up électoral pour les régions et les départements : c'est tellement vrai que le Conseil Constitutionnel pourrait mettre son veto !
- cette réforme est d'inspiration profondément libérale avec pour principal objectif de réduire l'action publique qui fait la force de notre pays dnas la crise.
Hold up électoral : avec un scrutin proportionnel en milieu urbain (où la gauche est réputée majoritaire) et un scrutin uninominal en milieu rural, sur des "grands cantons" (où la droite est réputée majoritaire), la droite "partage" avec la gauche en urbain et rafle la mise en rural. Pour que le raz de marée soit plus net, il est même envisagé un scrutin à un tour qui profite massivement à l'UMP. La gauche est condamnée à s'unir mais ça ne suffira même pas ... Quant aux "petits partis" ... ils sont morts !
Ce n'est pas le seul recul démocratique : l'affaiblissement des communes, diluées dans des métropoles, diluées dans des communes nouvelles, diluées dans des intercommunalités imposées, en est un autre.
Profondément libérale parce que tout est fait pour étrangler financièrement tous les niveaux de collectivités. Les Conseils Généraux, à cet exercice, ont bien malgré eux "pris de l'avance". Mais demain, les régions seront corsetées avec des budgets totalement fixés par l'Etat. Quant aux communes et intercommunalités, elles se trouveront à faire payer aux ménages ce que les entreprises ne paieront plus (suppression de la taxe profesionnelle oblige) et seront, dans le même temps, de moins en moins aidées par les départements et régions eux-mêmes asphyxiés. Rien n'est prévu pour le rattrapage des transferts non compensés. Rien non plus pour rééquilibrer les moyens entre collectivités riches et collectivités pauvres, ce qu'on appelle la péréquation, c'est à dire la solidarité. Ce sera donc moins pour tout le monde.
La conséquence est simple : moins de services péri-scolaires ; moins d'aide aux aînés ; moins de soutien à la vie associative ; moins de service de prévention pour les plus jeunes ; moins d'entretien des routes et des équipements, qu'il faudra peut-être fermer ; moins de formation professionnelle pour les demandeurs d'emploi ; moins, moins et moins.
Il est important de montrer à nos concitoyens que cette question n'est pas une affaire de cuisine entre élus. Cela les concerne très concrètement pour leur vie de tous les jours au cours de laquelle ils utilisent, sans même y penser, les services mis en place par les collectivités locales. C'est leurs services, leur patrimoine, que la droite veut supprimer.
21:29 Publié dans Les campagnes nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

